J’observe avec un certain effarement la mobilisation générale qui se prépare pour le 17 novembre, en comptant les gilets fluorescents sur les tableaux de bord.
Le cœur des revendications est le prix des carburants à la pompe.
Avec mes bonnes notions de psychologie de comptoir, j’accorde à mes compatriotes le bénéfice du doute suivant : on va dire que les gens sont de mauvaise humeur. L’été indien est fini, le start-up président a définitivement perdu son bronzage ni-de-gauche-ni-de-droite, bref c’est le moment idéal pour râler un brin, et ma foi ce motif bagnolesque est au final un prétexte consensuel pour que beaucoup s’y retrouvent et s’y tiennent chaud. (suite…)


