Étiquette : Ecureuil

  • Ent au printemps

    Ent au printemps

    C’est le printemps !
    J’ai eu envie de dessiner un Ent assoupi, géant sur lequel la nature continuerait son bonhomme de saison.

    Les Ents ce sont ces créatures mi-arbres mi-animales inventées par Tolkien. Mais si, dans « Le Seigneur des Anneaux », ils font sa fête au méchant Saroumane, pour lui apprendre à couper les arbres… J’en ai caché deux récemment sur cette image.
    Bref, aucun lien avec ENT au sens espace numérique de travail, je tenais à éclaircir ce point . Voilà.

    J’ai voulu avec cette illustration… un peu trop de choses peut-être ?
    J’ai voulu un contraste entre la vivacité éphémère du papillon et de l’écureuil d’une part, et l’ancienneté, l’inertie de l’Ent d’autre part.

    J’ai voulu sur le visage de l’Ent, une ambigüité : est-il triste ou paisible ? a-t-il les yeux fermés le temps d’un soupir ou à jamais ?

    J’ai même voulu que son visage ne soit pas distinguable au premier coup d’œil, que les détails attirent le regard avant que ne surgissent les traits du géant, comme sur un certain dessin du grand John Howe.

    Au final ça a un côté un peu tristus pour un dessin printanier … Il va être temps – c’est la saison – que je me remette à la couleur .

  • Nature

    Nature

    En ces temps confinés, je pense à la Nature. J’ai la chance de ne pas en être coupé : la forêt derrière la maison, le ruisseau au bout de la rue, le chant des oiseaux, les levers et couchers de soleil, l’horizon…

    Je m’interroge sur le sens à donner à cette période de pandémie . Combien de morales de l’histoire différentes en surgiront ? Les actualités stressantes ne peuvent m’empêcher de savourer la beauté du printemps : est-ce moi ou c’est encore plus beau que d’habitude ? J’ai l’impression que la Nature nous en met particulièrement plein la vue.

    Cerf, écureuil, chouette, huppe, fleurs et insectes… la Nature de Jean-Christophe

    Et puis Jean-Christophe a quitté ce monde hier matin.

    Il était fou de nature, passionné, passionnant, et faisait surgir la beauté et l’étonnement de n’importe quelle balade anodine, repérant ici la trace d’un animal, là une plante étonnante, reconnaissant un oiseau, un phasme, abreuvant de ses connaissances petits et grands. Le monde à ses côtés devenait plus riche, plus incroyable.

    Bizarre ironie que de mourir confiné pour ce magicien des forêts et des champs. Quel sens, là encore ?

    Puisse-t-il marcher, explorer, observer, s’émerveiller longtemps dans le monde suivant, et dans nos esprits. Merci Jean-Christophe.