Dans l’univers de Mr Tolkien, Glaurung est le premier des urulóki, les « dragons de feu ». Un dragon rampant, dépourvu d’ailes, le « Grand ver de Morgoth ». Une créature infernale mais douée de raison, de parole, de stratégie et d’une volonté de nuire sans faille.
Ainsi son potentiel de destruction tient-il encore plus à ses capacités de stratège machiavélique qu’à sa puissance physique : Glaurung est capable de mener des légions à la guerre, mais aussi de répandre le doute, le chaos, par ses paroles seules. Ainsi son venin se répand dans le cœur des hommes et des elfes.
Voilà pour les présentations ! (+ d’info sur Wikipédia). Tout ça pour expliquer que je tenais à ce qu’il ait un air maléfique et vicieux. En plus d’une bonne gueule de dragon, s’entend.
NB: à peine fini, aussitôt exposé (ce sont des choses qui arrivent) : camarades toulousains, vous pouvez venir voir Glaurung jusqu’à la fin de l’année 2021 à l’expo-vente de la Loupiote.
Une version vectorisée en noir et blanc puis retouchée numériquement
Cette illustration avant d’en être une fut d’abord un blason sur bois, venu couronner la récente série des calligraphies sur bois . Je me suis régalé en le réalisant, et me suis dit que le Dragon que j’avais représenté derrière la calligraphie, en guise de silhouette, de decorum, méritait bien une illustration à part.
Pour compléter la récente série des calligraphies sur bois , j’ai eu envie de re(re)partir vers Tolkien, et une de ses créatures célèbres : Glaurung le premier des dragons, dépourvu d’ailes mais qui compense largement par sa fourberie.
Blason en bois « Glaurung », dimensions : 40x55cm
J’ai opté pour une forme de blason qui évoquerait une flamme, et ai volontairement travaillé sur une planche bombée ( même si c’est peu photogénique ) : au dos, un arc de bois vient stabiliser cette courbe.
(Détail du blason) La calligraphie dit : « Glaurung the First of the Uruloki, the fire-drakes of the North, dragon of Morgoth »
Extrait du Silmarillion de J.R.R.Tolkien
Un projet d’expo sur Montpellier est dans les tuyaux pour Glaurung et ses petits camarades (20x20cm) de la série Calligraphie sur bois mais ça n’est pas encore bouclé… patience et longueur de temps :)
La Loupiote c’est cette adresse toulousaine excellente, quartier St-Cyprien, à 2 ruelles du Pont Neuf (39 rue reclusane) où vous pouvez déguster des bières qui valent le détour, assister à des concerts mémorables, et tout ça en savourant une expo exclusive, donc.
Sur place avait déjà eu lieu une somptueuse exposition un peu avant l’apocalypse sanitaire : Inktober 2019.
Depuis, non seulement la Loupiote survived, mais une cave à bières a ouvert juste à côté, si vous souhaitez ramener à la maison des bières fabuleuses.
Il est aussi possible sur place de soutenir le Schlaguistan Autonome, un territoire farouche mais accueillant, rude et houblonné, le patron vous en dira plus, tout ça est assez technique. Demandez Vincent.
Une vue imaginaire d’un village cher à mon cœur : Colombières-sur-Orb, dans l’Hérault.
Imaginaire parce que, en pratique, il n’existe pas de point de vue qui permettrait d’embrasser à la fois tous les éléments représentés dans ce dessin.
Colombières-sur-orb : son église, sa Tour Carrée, la cascade du ruisseau d’Albine, et plus haut sur les coteaux du Caroux, la Roquerouge
Si ça avait été le cas, une photo eût été plus simple !… Le dessin prend plus de temps mais permet de transcrire la cartographie des souvenirs, la topologie de l’imaginaire, les éléments tels qu’ils s’emboîtent au cœur plutôt qu’à l’œil .
Blason « Nous vivons par le métal » créé pour la famille L.G (fan de musique métal), dans la lignée de la série Calligraphie sur bois , sauf qu’il n’était pas question de divulgâcher la surprise aux premiers concernés avant qu’ils ne découvrent l’objet… C’est chose faite, je poste donc !
NB : Certes il y a une ironie à parler de métal sur du bois, et non non je ne l’ai pas perçue trop tard. ha ha.
Oui, sur bois. Parce que le papier, c’est so 2020.
Depuis un moment déjà je kiffe le toucher de la mine de crayon sur la surface tendre du bois. C’en est longtemps resté là : le temps d’une étagère ou d’un meuble, pour noter une mesure, apposer une marque discrète – mais stylée – servant à distinguer le dessus du dessous.
Et puis il y a quelques semaines j’ai cédé à une envie passagère et écrit une phrase au crayon sur une chute de planche destinée au feu. L’idée a alors germé : faire ça bien. Faire de la belle calligraphie sur du bois plutôt que du papier.
Après tout une planche n’est pas moins digne qu’une feuille, les deux sont même cousines, et la première quoique plus encombrante, résiste mieux aux outrages du temps… et ne semble plus si épaisse ni lourde une fois sa camarade mise sous verre.
Mais que calligraphier ? C’est le vieux dilemme : quand on aime calligraphier, il faut décider quoi écrire. J’ai donc pioché quelques textes incontournables de la littérature moderne, et comme j’ai de la veine c’est tombé sur mes auteurs préférés : J.R.R.Tolkien, H.P.Lovecraft, F.Herbert, A.Damasio .
« Trois anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel…« (ou plutôt in English « Three rings for the Elven Kings…« ), Le poème de l’Anneau Unique par J.R.R.Tolkien dans « Le Seigneur des Anneaux ».
« Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit…« Litanie contre la peur des soeurs Bene Gesserit, par Frank Herbert dans son roman Dune.
NB: J’ai vu peu après l’adaptation au cinéma par Denis Villeneuve et la recommande chaudement : c’est du bon !
« There is snow on the ground, and the valleys are cold…« Mêmes outils , autre ambiance : Poème « The Yule Horror » par H.P.Lovecraft
« Golgoth, Traceur. Pietro de la Rocca, Prince. Sov Strochnis, Scribe …« Les 23 membres sont là : ils sont « La Horde du Contrevent » de Alain Damasio.
« Ainulindalë – la musique des Ainur » : les premiers mots du Silmarillion, de J.R.R.Tolkien.
« Mais […] » Ce petit dernier était en fait mon premier test propre, juste après la chute de planche destinée au feu. Qui le décryptera ? La première ligne (le cercle noir) devrait vous suffire à trouver ce que j’avais en tête au moment de ce test, et ce n’était pas un livre ^_^
Maintenant se pose la question de la destinée de ces tablettes de bois, calligraphiées, poncées, vernies avec patience : je les vois plus que mes créations habituelles lancées dans les flots impétueux du temps, tels des vaisseaux (bon, des esquifs), chacun chargé de sa cargaison .
Puissent-ils naviguer longtemps, voir du monde et des horizons lointains… Sombrer avec panache en réchauffant quelques mains le jour venu ?