Catégorie : Illustration

  • Inktober 2025

    Inktober 2025

    Cette année encore j’ai hésité à me lancer dans ce marathon d’automne qu’est le challenge Inktober, parce que je me connais : si je commence, je finis. Et ça veut dire trouver le temps, voire l’inventer certains jours .

    Cette année encore, je ne regrette pas de m’être lancé ! Y en a-t-il beaucoup, des mois dans une vie pour lesquels on a un souvenir par jour ?

    Les mots du jour sont à l’origine en Anglais. Dans la mesure du possible j’ai essayé de concilier ça avec leur traduction française, cependant la conciliation a des limites : pour le mot « sting » (piqûre) je n’allais pas me retenir de tirer le portrait du chanteur que j’adore :)

    Voir les originaux

    Ce sera possible sous peu : la plupart des originaux seront en expo-vente en décembre à Cahors (46), dans l’excellente boutique l’Art et Fact.

    Si ça vous fait loin, vous pouvez m’envoyer un message, on s’arrangera.

    Avez-vous trouvé les références à :
    La série Arcane, un bouquin de Stephen King, Game of Thrones, Walking dead, l’univers de Tolkien, un personnage Marvel, Harry Potter, Godzilla, Trump, Princesse Mononoke, Alien et … Bouba le petit ourson ?

    Vous souhaitez un souvenir, une idée cadeau ?

    Un t-shirt, un mug, une coque de smartphone, une carte postale, avec une de ces illustrations ?…
    Tout est possible (c’en est presque inquiétant) depuis ma page Redbubble.

  • La légende de la Tour Carrée

    La légende de la Tour Carrée

    Pour le festival Mai que Mai, édition 2025, le thème était « Secrets et Mystères » (en occitan : « Secrèts e Mistèris » )

    J’ai participé, dans ce village cher à mon cœur qu’est Colombières-sur-Orb, à la randonnée / spectacle / exposition (un sacré concept), avec une œuvre de mon cru.

    Complotisme occitan

    Pour le thème « Secrets et Mystères » j’avais hésité, en cette période politique complotiste, à créer tout un panneau de désinformation avec des hoax locaux, expliquant la vie secrète dissolue des mouflons, les vertus surnaturelles de l’eau du ruisseau d’Arles sur les habitants, la présence de scorpions géants … Je m’en suis finalement tenu à ma toute première piste : une légende concernant la splendide Tour Carrée du village, et son origine.

    L’antiquité, y’a que ça de vrai

    Partant de la légende antique – et authentique – de Cebenna, la titanide victime de Zeus, dont le corps allongée a donné son nom aux Cévennes, j’ai inventé à Cebenna un jeune frère, Cebenno, dont la Tour Carrée serait l’œuvre.


    Cebenna était une titanide d’une beauté mythique.

    Condamnée par Zeus à mourir d’amour,
    la belle se retira dans les montagnes, y attendit un dernier printemps, puis s’allongea pour toujours.

    Les formes de son corps devinrent celles du Caroux,
    son nom devint Cévennes.

    On sait moins que son petit frère, le Titan Cebenno,
    longtemps la chercha.

    Au crépuscule de sa longue vie, revenu des confins du monde, lavé de tout espoir, alors que son regard errait à l’horizon, enfin Cebenno reconnut dans la beauté farouche du Caroux les traits de sa soeur.
    Pour l’enfant quelle ne porterait plus, il sculpta d’un bloc, telle une maison de poupée, la légendaire Tour Carrée de Colombières.
    On comprend mieux pourquoi l’ouvrage est si costaud.

    La signature de Cebenno figure en pitchou,
    non loin du voile de la mariée.

    L’illustration originale mesure 30x42cm, je l’ai pour l’occasion faite imprimer sur un format plus conséquent, à l’épreuve de l’humidité (bâche PVC)

    Magie du posca

    Je ne m’en lasse pas.

  • Pierre-Auguste Cot

    Pierre-Auguste Cot

    Ce peintre talentueux du XIXème siècle (1837 – 1883) a eu la bonne idée de naître à Bédarieux (34), ville près de chez moi qui lui a consacré en 2024 une exposition splendide.

    Ça a été l’occasion d’organiser avec mes compères de l’association 4CM une exposition complémentaire , « Pierre-Auguste Cot revisité« , incluant des hommages, des détournements, des réinventions.

    Ma contribution a consisté à revisiter le tableau « Le Printemps », en plus … actualisé : en cette époque hyperconnectée, je souhaitais souligner ce qui nous reste en commun avec M.Cot et son époque : la beauté, l’exubérance de la nature.
    Souligner aussi ce qui nous sépare, à la fois du XIXème siècle, mais aussi les uns des autres : les écrans. Qui à la fois nous connectent au monde, tout en faisant écran à ce qui nous entoure : la beauté du monde, la présence physique d’autrui.

    Grand format & acrylique

    50x70cm ça reste raisonnable mais pour moi qui m’en tiens souvent au A3 c’est déjà vaste :) Et la mise en couleur à l’acrylique fut aussi une sympathique sortie de zone de confort, dont je reviens ravi.

    Bonus :

    L’affiche de l’expo « Pierre-Auguste Cot revisité« , dont je me suis chargé, inclue un détournement réalisé par mes soins du tableau Ophélia / la lectrice.

    Dans le tableau original, la jeune fille lit un livre.
    150 ans plus tard, quoi de plus logique, que ça devienne une tablette tactile, et qu’elle ait des écouteurs.

    La lumière qui éclaire par en-dessous le visage est due dans l’original à la luminosité des pages du livre, que frappe par une ouverture hors champ la lumière du jour . Je me suis dit que cette lumière pouvait aussi bien être celle d’un écran. J’aime quand les choses se goupillent bien :)

    Dans la même veine, je me suis permis d’actualiser un très officiel portrait d’époque de M.Cot , pour lui donner un look plus cyber.

  • Inktober 2024

    Inktober 2024

    Une illustration réalisée chaque jour, durant les 31 jours que compte le looong mois d’octobre, et postée quotidiennement sur facebook et Insta, en temps et en heure, autour du mot-clé du jour, issu de la liste officielle du challenge.

    Certains mots de la liste (ci-dessous) m’ont inspiré plus que d’autres. Le lien entre l’illustration et le mot du jour fut parfois capillo-tracté, mais cette année encore je ne suis pas peu fier d’avoir terminé.

    Saurez-vous retrouver

    de quelle illustration est issu chacun des zooms ci-dessous ?

    Bonus

    ( Parce que j’aime bien jouer avec la fonctionnalité « avant/après » de WordPress )

    Du trait à l’encrage

    Dragon et flutiste autour d'un feu de camp, avant encrageDragon et flutiste autour d'un feu de camp

    A gauche ci-dessus : la scène finale est déjà arrêtée, avec ses personnages, sa composition, mais… fait-il jour ? fait-il nuit ?… D’où vient la lumière ?
    A droite, l’encrage répond à ces questions, et permet de créer une « ambiance feu de camp » plutôt que « matin brumeux » ou « sieste d’après-midi ».

    Posca blanc for ever

    Chat bottéChat botté

    A ceux qui s’interrogent sur mon attachement peu modéré à ce papier pas blanc : la réponse en image ! Un papier teinté permet de faire des rehausses de blanc, qui mettent en relief des points précis, et font « surgir » la lumière du papier.

    Expo novembre 2024

    A Cahors, dans l’excellente boutique l’Art&Fact , depuis le 31 octobre, une belle moitié de la collection Inktober 2024 est en place, jusqu’à … on verra !

  • Au grand air

    Au grand air

    Un Ent,

    homme-arbre dans le monde de Tolkien, Onodrim* en Elfique.

    Onodrim / Ent au papillon

    Parce qu’à l’occasion des vacances j’ai pu me régaler de nature et que, malgré les ronces, et les températures de rotisserie, c’est beau.

    (* Onodrim : c’est le mot calligraphié en haut à droite )

    Un homme vert,

    ou « gardien », presque invisible, rencontré en vrai, puis dessiné de mémoire.

    Si vous êtes bon nageur, passez le voir dans les gorges de l’Hérault, en amont de St Guilhem le désert : il faut se mettre à l’eau sous le barrage de Bissaou, puis descendre au fil du courant jusqu’à une cascade magique rive droite…

    Homme vert, gardien de la cascade

    Et un revenant !

    Cette illustration a refait surface après avoir disparu fin octobre (souvenez-vous, Inktober 2023) .

    Après l’avoir soigneusement détourée au cutter, puis placée sur un fond approprié de gravures rupestres, j’avais heu… perdu de vue la feuille, c’est-à-dire totalement oublié où je l’avais mise sous presse, dans mon lieu de travail parfaitement rangé.

    Cro-magnon à la torche, avec peintures rupestres

    Ai-je accusé mes enfants, jeté des regards soupçonneux aux chats, envisagé la piste extraterrestre ? Je ne répondrai pas à ces rumeurs.

    Bon été !

  • Inktober 2023

    Inktober 2023

    31 jours d’octobre, 31 illustrations
    Les mots de l’édition 2023 sont :

    Edit le 7 novembre : une expo vient de commencer à Cahors dans la très belle boutique l’Art&Fact avec une partie des illustrations ci-dessous : c’est parti pour quelques semaines !

    Jours 1 à 10

    Je vous laisse retrouver quelle illustration correspond à quel mot du jour ! C’est parfois capillo-tracté, d’autant que je n’aurais pas traduit certains mots anglais comme ça.

    Jours 11 à 20

    … Ainsi j’ai plutôt pris le mot anglais « wander » au sens de « errer » plutôt qu’au sens « se promener »… Ne dit-on pas que traduire c’est trahir ?

    Bonus : je vous glisse aussi quelques croquis … lorsqu’ils sont intelligibles

    Jours 21 à 31

    Certains mots inspirent plus que d’autres… J’avoue que pour #Shallow / #Superficiel j’étais moyennement inspiré

    Pour le skateur d’argent – moins connu que son grand frère – j’ai testé ce qu’il donnerait « dans son élément », c’est-à-dire sur fond étoilé, et trouve le résultat mignon… je garde !

    Bref

    Il y a quelque chose d’un peu absurde à cette marche forcée, un aspect presque « anti-artistique » à s’astreindre ainsi chaque jour à pondre une illustration sur un mot clé donné.

    Mais je suis content de voir que je parviens à tenir le rythme, et me rends bien compte que, comme pour le sport, la régularité, ça paie ! Mon style heu … se muscle ?