Bagarre de l’apocalypse entre superstars de la pop culture pour cette illustration en couleurs numériques !
Avec par ordre d’apparition, en commençant par le fond : l’étoile noire (Star Wars), King Kong (sur son Empire State Building), la capsule Pokemon, Harry Potter sur son balai (en plein Quidditch, à ça du vif d’or)…
Mais aussi : une licorne sortie d’un jeu d’échec (c’est comme un cavalier mais en plus magique), un dragon (Eragon), Superman et sa cape, l’œil de Sauron au sommet de la tour de Barad-Dûr (Le Seigneur des Anneaux).
Et enfin une manette de playstation pimpée en vaisseau spatial, et le bouclier de Captain America.
Ci-dessus : comme il se doit, j’ai commencé par un crayonné sur une feuille de papier (ce n’est pas parce que ça finira en numérique que je vais commencer autrement ;-)
Une fois le croquis validé, chaque élément a été redessiné à part afin d’avoir son propre calque ( un peu comme sur le Calendrier de l’Avent … serait-ce le même client genre l’agence WOM Créations ?)
Construction calque par calque de la scène de bagarre
Ca permet au besoin d’ajuster pour chaque élément la position, l’angle, la taille, voire de le réutiliser seul si on en a l’usage !
Mon tout est pour un client qui n’a pas encore utilisé tout ça sur sa boutique en ligne, et que je mentionnerai donc en temps voulu.
Drawtober c’est un challenge dans le même esprit que Inktober, en moins contraignant : d’une illustration par jour, on passe à une tous les 5 jours, sur un mot-clé donné, ambiance Halloween… ça me va bien pour cette étrange année 2020 !
Je garde des marathons Inktober 2018 puis 2019 d’excellents souvenirs cependant le rythme journalier est sacrément contraignant à tenir quand on a par ailleurs du boulot, des enfants, toussa . Le règlement des challenges, que ce soit pour Inktober ou Drawtober, est pourtant formel : chacun fait bien ce qu’il veut, a le droit de louper certains jours, de reprendre, etc… mais je ne suis pas du genre à faire les choses à moitié .
Par ailleurs je veux travailler sur des formats plus grands : le A4 (29.7×21cm) c’est sympa et peu encombrant, mais c’est tout de même pitchou. Une fois exposé c’est même franchement minuscule, ai-je réalisé en novembre dernier . Alors je passe à… (roulement de tambour) du A3 ! Imaginez : 42 . sur . 30 . cen . ti . mè . treuh . C’est énorme. C’est un nouvel univers qui s’ouvre à moi .
Par contre il va me falloir reconsidérer cette tendance à détailler tous les recoins de mes illustrations… parce que sur du A3 j’y passe des nuits.
Sculptures de citrouilles
« Carvings »
Empalée sur un pieu de bois grossier au milieu des ronces et des herbes folles, un visage grimaçant sculpté dans une citrouille surveille le chemin. Une bougie fait luire son regard maléfique, tandis que la cire s’écoule en stalagmites livides entre les crocs.
NB : Pour mieux rendre la lueur tremblante de la bougie à l’intérieur de la citrouille, il aurait fallu idéalement que l’illustration soit sur fond sombre … Le temps m’a manqué !
Au sujet de la calligraphie toute en ronces & épines, on m’a signalé qu’elle était difficilement lisible … J’espère bien, quel intérêt sinon ?
Au fond de sa boutique encombrée d’articles inquiétants, un vieil homme édenté au regard fou prépare à la lueur des bougies un breuvage luminescent. Tandis que la marmite bout et déborde, il presse la gueule d’un serpent sur le rebord de la coupe pour y ajouter quelques gouttes de venin.
Dans un monde sans contraintes de délai, j’aurai fignolé plus encore le décor : des fioles, des gousses d’ails, des alambics et bocaux suspects avec dedans des choses louches… et pourquoi pas dans la rue des passants, des maisons … C’est que c’est grand une feuille A3. Dans ce monde-ci, puisqu’il faut savoir rendre sa copie, j’ai coupé là !
Un crâne de dragon aux nombreuses cornes, où semblent luire des yeux malfaisants. La mâchoire inférieure grande ouverte est disloquée en deux parties à la façon des serpents. Autour de lui, des runes gothiques indéchiffrables dessinent un cercle évoquant une incantation, un maléfice.
Dernière image : Bon. Ok j’ai un peu photoshopé pour avoir un dégradé propre.
La nuit de Halloween, des enfants déguisés sonnent à la porte pour demander des bonbons. Derrière eux, en retrait de la lumière du porche, se découpe sur la pleine lune l’inquiétante silhouette d’une sorcière chevauchant un loup monstrueux.
La lune immense fait son effet, que Spielberg m’envie certainement. Call me, Steve.
Par une nuit de pleine lune, au centre d’une colline que domine un menhir, un feu s’élève. Un vénérable druide dirige une cérémonie à laquelle assiste tout le peuple de Faërie : Ents, licornes, gobelins, fées et dragons, elfes et nains, guerrières, mages et trolls.
Manque à l’appel les Dames Ents, comme d’habitude.
Tolkien, « Fins de soirées & blagues elfiques » Tome 9
Le squelette d’un fermier, avachi contre une épave de carriole, semble tenir à la main une citrouille qui a poussé là.
Confidence : j’ai eu au départ de cette illustration envie de dessiner une roue de carriole ancienne, comme on en croise encore parfois, appuyées contre les murs en pierre de nos campagnes, vestiges d’un autre monde. Mais alors une roue en bout de course, hein : voilée, disloquée, rouillée, au bois blanchi par les saisons… Les limites de ce type d’illustration c’est que je ne peux y rajouter des champignons et mousses, faute d’y avoir pensé assez tôt. Ni suggérer via les couleurs appropriées la patine si particulière que prend le bois après un siècle à combattre les éléments…
Pour le prochain Drawtober, + de couleur et de numérique ?
Si vous lisez ceci bravo, je me demande parfois à quel point je suis trop bavard. Tiens tant que vous êtes là, si vous voulez partager cette page ça me ferait plaisir, vous n’imaginez pas à quel point la fréquentation de ce site est confidentielle !
Ou une bouffée soudaine de dessin animé du studio Ghibli ? J’ai eu cette vision d’un village niché au creux d’un astéroïde étrange, mi-comète mi-coquillage, envahi de végétation…
Il y a aussi sûrement dans cette vision un peu de mon déménagement proche, qui me travaille … un désir inconscient d’emener avec moi mon village lotois que j’aime ? Haaa, l’interprétation des rêves et des illustrations :)
( Pour le fond nuageux, je me suis permis de demander à Google )
Suite et fin de la série commencée avec Sous l’océan… Quelques créatures marines supplémentaires, dans un sillon Cthulhu / Lovecraft que je me suis bien régalé à creuser !
Ca a aussi le mérite de changer les idées de l’actualité de ces jours-ci : confinement, paranoïa… l’apocalypse selon les pangolins . Au fait, rien à voir mais un peu quand même : je me suis revu l’excellent film Abyss de James Cameron (1989), et je réalise qu’il y a pas mal de confinement et de paranoïa dedans. Tout se rejoint, la boucle se boulque, c’est fou.
A mi-chemin entre le poisson des abysses et le dragon des profondeurs, je vous présente…
Le Dragon des Abysses
dragon des abysses – détouré
Je suis parti d’un poisson des profondeurs aux traits marqués (mais pas si exagérés que ça : voyez plutôt la tête cauchemardesque d’un Eurypharynx ), et puis j’ai eu l’idée d’y mettre une peau digne d’un éléphant (car oui, on peut vivre sous l’eau ET avoir la peau sèche et crevassée) mais aussi des phalanges, plein . Des phalanges dans les nageoires, dans les ailerons, et même dans la queue, qui ressemble à une ébauche de main.
Mon tout n’est pas très hydrodynamique, mais au diable la logique. ( Et puis attendez, j’ai fait pire pour le suivant )
J’ai toujours trouvé ça épatant la façon qu’ont les hippocampes de faire front, d’avancer debout, au mépris de la résistance de l’eau, le torse bombé et tout. Je me doute qu’un tel comportement a des raisons logiques (Mère Nature et Papa Darwin ont TOUJOURS des raisons logiques) mais il y a dans cette posture une fierté, une bravoure, qui force d’autant plus le respect qu’elle est totalement déplacée, en plus d’être d’un anthropomorphisme complet.
J’ai voulu que la créature ait des bras, sans que ça ne soit flagrant de loin. Et aussi qu’elle ait un attitude fière, avec un visage totalement impénétrable.
J’ai cherché à donner aussi une impression de préciosité, qu’on sente une intelligence, inhumaine mais bien là, et une pensée stratégique, d’où le titre de l’illustration. J’ai pensé au personnage de la Reine Alien dans Aliens (1986) film de … James Cameron, tiens, encore lui, 2 ans avant Abyss.
La boucle, vous dis-je.
Un poster, un mug, avec cette oeuvre ? C’est possible via RedBubble.
Je suis confiné chez moi depuis quelques jours, et n’ai pas manqué de temps pour réfléchir à la pandémie de coronavirus, et à son improbable point de départ : le pangolin, mammifère dont un virus aurait semble-t-il muté, devenant ainsi dangereux pour l’homme.
Notez bien que le pangolin, cette petite bestiole menacée d’extinction, n’avait aucune intention agressive dans l’affaire . On peut même imaginer que rien de tout ça ne serait arrivé si ce paisible insectivore n’était pas braconné puis trimballé sur des milliers de km dans des conditions douteuses pour les vertus imaginaires qu’une certaine médecine traditionnelle prête à ses écailles (mais désormais la sécu ne rembourse plus, yess… voir cet article surréaliste du National Geographic)
Bref, un dessin me traînait dans les doigts mais je ne trouvais pas le truc. C’est mon fils, amateur de Fortnite, qui a eu l’idée : ce qu’il faudrait c’est un skin, un personnage qu’on pourrait incarner dans Fortnite, afin de réconcilier l’humanité et ses lointains cousins manidés.
Pangolin Fortnite – making of
Pangolin Fortnite : détail dos
Matis a proposé des croquis, m’a expliqué qu’il faudrait un concept de dos, de face, de profil, a pensé à une pioche en forme de fourmi, à la bandoulière Chewbacca style, et à ce mystérieux sac à dos semi-sphérique : à l’intérieur, si vous regardez bien, se trouve un mini-pangolin, aux manettes. Mascotte ou pilote ? Mini-stratège ou méga-mytho ?… ça n’est pas super-clair, mais je vais continuer à creuser : m’est avis que Matis doit en savoir beaucoup plus que ce qu’il m’a expliqué.
Pangolin Fortnite – face
Pangolin Fortnite – profil
Pangolin Fortnite – dos
Le projet professionnel de mon fils est désormais de pouvoir jouer à Fortnite avec ce personnage. Tant que ce n’est pas accompli, maths et français sont compromis.
Monsieur Fortnite, pour mon fils, pour l’humanité, pour moi : un beau geste s’il vous plaît.
J’ai eu une envie de poisson. C’est un peu comme une envie de sushis, mais au niveau des crayons.
Requin marteau
La tête improbable des requins marteaux m’a d’abord inspiré ce cousin imaginaire, à mi-chemin entre un ancêtre préhistorique alternatif, et une créature à antennes surgie des océans de Pandora, la planète imaginée par James Cameron pour son film Avatar.
Puis j’ai eu envie de pieuvre. Mais d’une pieuvre différente. D’une bonne taille certes, mais pas au point d’un Godzilla, ou d’un kaijū du film Pacific Rim …
Mon Kraken n’est pas du genre à broyer un bateau, je l’ai voulu stratège, et à taille humaine, capable d’une rencontre avec un humain, d’où la mise en scène ci-dessus d’un face-à-face avec un plongeur.
Avec son petit côté Cthulhu, on est en droit de douter que la rencontre finisse bien, tant il est vrai que M.Lovecraft a peu écrit d’histoires optimistes, mais bon.
Matériel
Je continue d’utiliser mon papier teinté spécial Inktober, sur lequel l’encre noire peut être réhaussée au Posca blanc, avec un rendu qui me plaît bien. Le numérique permettrait de simplifier pas mal de choses mais l’idée qu’une oeuvre n’ait pas d’exemplaire original me chagrine pour elle…
Pour autant je me suis permis sur ce coup de retoucher numériquement les versions papiers : ajout d’un flou de focus sur le proto-requin, et passage au bleu marine pour le Kraken & le plongeur.
Inspiration & paléo-art
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L’idée de modifier des créatures existantes pour en faire autre chose est peut-être partie des paléo-artistes talentueux que je suis sur Twitter . Ils sont capables de ressusciter des créatures éteintes depuis des millions d’années, en respectant tout ce que la science sait d’elles, et… en imaginant le reste.
Dans mon cas je préfère laisser filer l’imagination, et ne pas respecter de contrainte autre que le fil parfois ténu de l’idée de départ, mais je ne peux laisser passer cette occasion de saluer leur travail . Jetez-y un œil, voire deux : Gabriel N.U , Sinkkonen .